Archive la catégorie ‘Marie-Eve a vu à la télé’

Les enfants de la télé orphelins de Super Nanny

Super Nanny n’est plus. Terrassée par un cancer à l’âge de 47 ans, Cathy Sarraï, que chacun connaissait sous le nom de « Super Nanny » ne viendra plus rétablir l’ordre chez ces parents qui, ne tenant pas leurs enfants, faisaient appel à elle, sous l’oeil des caméras. A la rédaction, nous parlions justement d’elle la semaine dernière. Alors que M6 projetait de diffuser des émissions enregistrées il y a quelques mois, une de nos journalistes proposait de confronter les principes éducatifs de la nounou cathodique, à l’analyse d’un psy. Finalement, nous avons opté pour un autre sujet dans nos pages télé. Mais en repensant à la discussion, il apparaît que cette émission de télé-réalité, si controversée qu’elle put être, avait créé une petite révolution dans l’univers télévisuel. En redéfinissant les base de l’autorité parentale. Aujourd’hui, nous avons une pensée pour ses enfants (les vrais), qui la pleurent.

Marie-Eve Gualbert (photo : Pierre Olivier / M6)

Quand la télé lutte contre l’alcool

Enfin! Enfin la télévision publique se mobilise autour de ce fléau qu’est la dépendance à l’alcool. L’alcoolisme est une maladie qui touche en France au moins de six millions de personnes. Et pourtant les médias en parlent si peu, que beaucoup d’entre-nous ignorent encore que pour certains l’alcool est devenu une drogue, dure, qui détruit la personne dépendante mais génère aussi violence et souffrance dans l’entourage. (suite…)

La leçon « Apocalypse »

Il y a quelques semaines, quand France 2 a annoncé la date de diffusion de la collection historique « Apocalypse », nous nous sommes interrogés, au service télé de l’opportunité de proposer un article sur ce programme.

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L’amour vraiment dans le pré?

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Quand M6 a lancé son concept « L’amour est dans le pré » (magazine de télé-réalité destiné à aider des agriculteurs ou des agricultrices à fonder un foyer), la chaîne avait excité la curiosité des téléspectateurs et des critiques de télévision que nous sommes.Il faut croire que beaucoup de clichés entourent les hommes et les femmes qui ont choisi ce mode de vie.

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Tapie, nouveau Robin des bois?

(photo : videocrab)

(photo : videocrab)

C’était hier soir, au journal de 20 heures de TF1. Dans les titres, outre les suites du crash de l’Airbus d’Air France Rio/Paris, et le verdict du procès de Véronique Courjault, Laurence Ferrari annonce la présence de Bernard Tapie pour commenter son acquisition de 1% du capital du Club Méditerranée. Les sujets du jour démarrent avec leurs reportages. Puis Laurence Ferrari, par ailleurs personnellement investie auprès de SOS Villages d’enfants, évoque le cas du petit Idriss, venu d’Afrique grâce à l’une de ces associations qui permet à de jeunes étrangers issus de pays en difficultés de venir se faire opérer dans l’Hexagone.

Le garçon, actuellement dans une famille d’accueil, souffre d’une malformation du visage. Mais l’intervention, déjà programmée, ne peut avoir lieu faute de financement. La journaliste fait un appel aux dons et là, immédiatement, on se dit que Bernard Tapie devrait faire quelque chose. Ce qui est formidable avec lui, c’est que l’on n’est jamais déçu. Après avoir répondu aux questions sur le Club Med, il termine son intervention en assurant qu’il ne peut évidemment laisser Idriss dans l’état où il se trouve et qu’il va faire en sorte que l’opération puisse avoir lieu. On comprend alors pourquoi cet homme, qui a purgé une peine de prison pour escroquerie, n’entame jamais son capital sympathie. Comédien qui fait  penser à ces valets roublards de Molière, il est le roi de la pirouette. Mais grand seigneur.

Marie-Eve Gualbert

Home : Les politiques ne sont pas venus…

home_defA la conférence de presse du film de Yann Arthus-Bertrand  « Home », la représentante de France 2 (Patricia Boutinard-Ruelle) avait pourtant annoncé que des hommes politiques seraient présents au débat qui devaient suivre la projection. Or vendredi 5 juin, après le film, sur le plateau de France 2, il n’y en avait aucun. Seuls des scientifiques et des représentants d’associations écologistes avaient daigné faire le déplacement pour redire l’urgence. Pourtant les sublimes images de la planète malmenée par l’homme moderne sont suffisamment éloquentes.

Il ne suffira pas de trier ses ordures ménagères et d’utiliser un gobelet pour économiser l’eau en se brossant les dents pour enrayer le processus. Stopper la déforestation, arrêter l’utilisation systématique du pétrole dans tous les modes de production industrielle, le remplacer par des énergies renouvelables,  favoriser en tout le développement durable, tout cela demande une volonté politique.

Hier soir, 7 juin, jour des élections européennes, sur la même chaîne, cette fois il y en avait des hommes politiques (et quelques femmes). Lorsque la protection de l’environnement est arrivé dans les discussions, les partis verts ayant réalisé un score montrant que les électeurs se sentaient concernés, ils n’ont pas été capable de nous sortir trois mots. En revanche, sur le plateau de la chaîne publique José Bové et Jean-Louis Borloo ont affiché un spectacle assez minable de deux gamins qui se chamaillent. « Il faudrait parler du nucléaire. Mais on en a parlé. Non c’est pas vrai. Si c’est vrai » .

Si les citoyens sont mûrs pour opérer la mutation de la société, nos représentants n’ont pas, ce week-end encore, donné l’impression qu’ils étaient là pour nous accompagner.

Marie-Eve Gualbert

Le grand cri d’amour de Johnny

Johnny en scène !

Johnny en scène !

Peut-être y étiez-vous, ce samedi ? Au milieu des 80 000 spectacteurs du stade de France ou parmi les 5,4 millions de personnes installées devant TF1, le concert de la dernière tournée de Johnny Hallyday, ça ne se rate pas. Pour tous, il y avait beaucoup (trop?) d’attente sur ce concert de la tournée des adieux. Alors au début, c’était pas ça. La voix du vieux rocker résonnait dans le vide et certains spectateurs, sans doute était-ce l’effet stade de France, scandaient johnny, johnny, johnny Hallyday, comme en juillet 1998, on est, on est, on est en finale.

Il a fallu attendre que la nuit tombe sur Paris pour que la chaleur monte sur le stade. Diego, libre dans sa tête, derrière sa fenêtre, s’endort peut-être. Alors que le chanteur crie « je t’aime » à Michel Berger, son ami disparu, l’arêne s’embrase enfin.A cet instant (si vous y étiez, cela ne vous a pas échappé) les titres, soigneusement choisi dans 50 ans de répertoire, ne s’enchaînent plus que pour former un grand cri d’amour.

Chanson après chanson, l’homme pudique n’en finit plus d’ouvrir son coeur à tous ceux qu’il aime comme pour s’excuser de ne pas l’avoir fait assez durant toutes ces années. Chaque mot prend valeur de symbole.  » Oh Marie, j’attendrai qu’au ciel tu viennes me retrouver / Gabriel, dix ans de chaînes, c’était ma peine forçat de l’amour. » Et enfin, il s’adresse aussi à son public:  » Mon histoire te ressemble, dans ces chansons qui nous rassemblent, même si je pars, je ne te quitte pas. »

L’émotion est à son comble. Tout le monde pleure en écoutant ces adieux. De notre côté de l’écran, l’émotion aussi est palpable. Et l’on se demande comment notre johnny national va tenir durant les quelques mois que doit encore durer sa tournée, tant il semble se consumer sur scène. Tandis qu’il disparaît sous terre (encore un symbole?), par une trappe sur la scène, le vieux rocker a l’air bien fatigué.

Marie-Eve Gualbert