Archive la catégorie ‘Télévision’

« Le mystère des centenaires », un documentaire sur leur quotidien

Le documentaire Le mystère des centenaires sera diffusé le 12 juin, à 22h55, sur France 3. Comment vit-on lorsqu’on a cent ans ? Que sait-on réellement d’eux ? Quel regard portent-ils sur le monde actuel ? Le réalisateur Emmanuel Roblin s’est intéressé à ce sujet en partant à la rencontre de plusieurs centenaires en France, au Japon, aux États-Unis et en Sardaigne. Interview.

Photo : Odette Dallas, 102 ans avec sa fille.

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Sofia Essaïdi (du téléfilm Aïcha) : « Le rire, c’est ma marque de fabrique ! »

Participante de la Star Academy, Sofia Essaïdi a su habilement négocier le virage souvent fatal de l’après télé-réalité. A 26 ans, elle s’impose sur les écrans dans « Aïcha », téléfilm de Yamina Benguigui.

Après un premier épisode, succès historique de France 2, « Aïcha » revient mercredi 2 mars à 20h35 pour une nouvelle aventure dans le monde du travail.

La dernière fois que vous avez ri ?
Mauvaise question ! Je ris tout le temps, c’est ma marque de fabrique. J’aurais donc du mal à déterminer quand était la dernière fois !

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Hier sur le tournage du troisième épisode d’Aïcha. Je tournais une scène avec ma partenaire Shemss Audat,. Elle a si bien joué que les larmes ont coulé. Je suis une vraie éponge qui reçoit en plein cœur les émotions, les sentiments. Cela serait reposant de prendre un peu de recul !

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Bruce Toussaint (Canal +) ou l’enfance d’un chef

« C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup »Cette rencontre avec Bruce Toussaint pourrait être placée sous les auspices des paroles de cette chanson de Michel Berger. En effet, à peine la rencontre a-t-elle débuté que le portable du journaliste se met à sonner. Et là se passe une chose proprement incroyable : Bruce Toussaint éteint l’appareil sans même regarder le nom qui s’affiche sur son écran. Alors oui, c’est un détail, mais qui en dit long sur l’homme. Car chez les personnalités, le portable peut se considérer comme une sorte d’organe vital qui prolonge l’oreille. Visiblement, Bruce Toussaint ne souffre pas de cette pathologie.

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Hector Obalk : « Grand’ Art ? Un programme pédagogique et subjectif ! »

Hector Obalk, l’auteur et réalisateur de l’émission d’art, Grand’Art, proposé sur Arte le dimanche à 20h10 revient sur les fondamentaux de son programme.

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Julia De Funès : le bonheur est dans la philo

Julia De Funès, petite fille du célèbre comédien, propose à partir du 5 avril, sur France 5, une nouvelle émission consacrée à la philosophie, Le bonheur selon Julia. Un programme frais et percutant produit par Frédéric Lopez. (suite…)

L’amour vraiment dans le pré?

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Quand M6 a lancé son concept « L’amour est dans le pré » (magazine de télé-réalité destiné à aider des agriculteurs ou des agricultrices à fonder un foyer), la chaîne avait excité la curiosité des téléspectateurs et des critiques de télévision que nous sommes.Il faut croire que beaucoup de clichés entourent les hommes et les femmes qui ont choisi ce mode de vie.

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Tapie, nouveau Robin des bois?

(photo : videocrab)

(photo : videocrab)

C’était hier soir, au journal de 20 heures de TF1. Dans les titres, outre les suites du crash de l’Airbus d’Air France Rio/Paris, et le verdict du procès de Véronique Courjault, Laurence Ferrari annonce la présence de Bernard Tapie pour commenter son acquisition de 1% du capital du Club Méditerranée. Les sujets du jour démarrent avec leurs reportages. Puis Laurence Ferrari, par ailleurs personnellement investie auprès de SOS Villages d’enfants, évoque le cas du petit Idriss, venu d’Afrique grâce à l’une de ces associations qui permet à de jeunes étrangers issus de pays en difficultés de venir se faire opérer dans l’Hexagone.

Le garçon, actuellement dans une famille d’accueil, souffre d’une malformation du visage. Mais l’intervention, déjà programmée, ne peut avoir lieu faute de financement. La journaliste fait un appel aux dons et là, immédiatement, on se dit que Bernard Tapie devrait faire quelque chose. Ce qui est formidable avec lui, c’est que l’on n’est jamais déçu. Après avoir répondu aux questions sur le Club Med, il termine son intervention en assurant qu’il ne peut évidemment laisser Idriss dans l’état où il se trouve et qu’il va faire en sorte que l’opération puisse avoir lieu. On comprend alors pourquoi cet homme, qui a purgé une peine de prison pour escroquerie, n’entame jamais son capital sympathie. Comédien qui fait  penser à ces valets roublards de Molière, il est le roi de la pirouette. Mais grand seigneur.

Marie-Eve Gualbert

Le bonheur selon « Plus belle la vie »

Le plateau de PBLV (photo : France 2)

Le plateau de PBLV (photo : France 3)

Mardi 16 juin. Le dernier épisode de la soirée spéciale de « Plus belle la vie » s’achève sur France 3, laissant les fidèles du feuilleton à succès de la chaîne sur une impression plutôt joyeuse. Les scénaristes ne sont visiblement amusés à écrire cette nouvelle salve d’inédits, suivie dans « Ce soir ou jamais » – phénomène « PBLV » oblige – d’une discussion sur la façon de vivre et de parler du bonheur dans la société actuelle.

Autour de Frédéric Taddéi, « qui ne regarde pas la télé » sont réunis, sur le plateau, un philosophe, un économiste, un neurobiologiste, un metteur en scène de théâtre… et Laurent Kerusoré, qui joue dans la série le rôle de Thomas, fils de Roland (le patron du bar du Mistral). Le débat s’annonce pointu. L’amitié du public envers ce petit microcosme marseillais réinventé chaque soir au petit écran vient-elle de son côté bon enfant ? Pas forcément, répliquent les « spécialistes ». La vie n’est pas un long fleuve tranquille au Mistral. Et les intrigues ponctuées de complots, de crimes, de jalousies…, sont là pour rappeler au téléspectateur que l’homme est un loup pour l’homme.

Au bout de quelques minutes, un sentiment domine néanmoins. A l’exception de deux d’entre-eux, divertis et bienveillants, les intellectuels invités ne connaissent pas le feuilleton. Trop populaire pour eux. Sans doute ont-il vaguement jeté un coup d’œil à l’épisode de la veille, en prévision du lendemain… Certains affirment d’ailleurs bien haut et bien fort leur volonté de ne jamais regarder « Plus belle la vie ». Ils ne sont pas faits de ce bois-là ! Dis-moi ce que tu regardes et je te dirai qui tu es… En attendant, sur le canapé du salon, le spectateur sourit. Lui, n’a probablement que faire de cette querelle « identitaire ».

Dans quelques minutes, lassé, il ira sans doute se coucher avec un bon livre. Car le spectateur de PBLV sait aussi lire. Et peut-être même se replonge-t-il parfois dans quelques classiques du feuilleton romanesque auquel la télévision doit beaucoup. Sans doute, aussi, aime-t-il le théâtre, et se montre friand de bonnes émissions quand l’air du temps y rencontre une vraie réflexion sociologique ou philosophique.

En attendant, une question reste en suspend. La jolie Samia va-t-elle enfin tomber dans les bras de son collège policier, Jean-Paul Boher (à ne pas confondre avec Jack Bauer de la série « 24 h ») ? Borné, limité à l’origine, le personnage, vit depuis quelques mois une évolution sympathique, vers un profil plus ouvert, plus touchant, plus généreux. Tous les professionnels du feuilleton vous le diront. Il n’y a pas des centaines de façon de faire bouger et durer un rôle. Le gentil devient méchant. Le méchant devient gentil… Quant-à Boher, il mériterait bien, aujourd’hui, une petite idylle. Le public en serait heureux.

Estelle Warin

Home : Les politiques ne sont pas venus…

home_defA la conférence de presse du film de Yann Arthus-Bertrand  « Home », la représentante de France 2 (Patricia Boutinard-Ruelle) avait pourtant annoncé que des hommes politiques seraient présents au débat qui devaient suivre la projection. Or vendredi 5 juin, après le film, sur le plateau de France 2, il n’y en avait aucun. Seuls des scientifiques et des représentants d’associations écologistes avaient daigné faire le déplacement pour redire l’urgence. Pourtant les sublimes images de la planète malmenée par l’homme moderne sont suffisamment éloquentes.

Il ne suffira pas de trier ses ordures ménagères et d’utiliser un gobelet pour économiser l’eau en se brossant les dents pour enrayer le processus. Stopper la déforestation, arrêter l’utilisation systématique du pétrole dans tous les modes de production industrielle, le remplacer par des énergies renouvelables,  favoriser en tout le développement durable, tout cela demande une volonté politique.

Hier soir, 7 juin, jour des élections européennes, sur la même chaîne, cette fois il y en avait des hommes politiques (et quelques femmes). Lorsque la protection de l’environnement est arrivé dans les discussions, les partis verts ayant réalisé un score montrant que les électeurs se sentaient concernés, ils n’ont pas été capable de nous sortir trois mots. En revanche, sur le plateau de la chaîne publique José Bové et Jean-Louis Borloo ont affiché un spectacle assez minable de deux gamins qui se chamaillent. « Il faudrait parler du nucléaire. Mais on en a parlé. Non c’est pas vrai. Si c’est vrai » .

Si les citoyens sont mûrs pour opérer la mutation de la société, nos représentants n’ont pas, ce week-end encore, donné l’impression qu’ils étaient là pour nous accompagner.

Marie-Eve Gualbert

Le grand cri d’amour de Johnny

Johnny en scène !

Johnny en scène !

Peut-être y étiez-vous, ce samedi ? Au milieu des 80 000 spectacteurs du stade de France ou parmi les 5,4 millions de personnes installées devant TF1, le concert de la dernière tournée de Johnny Hallyday, ça ne se rate pas. Pour tous, il y avait beaucoup (trop?) d’attente sur ce concert de la tournée des adieux. Alors au début, c’était pas ça. La voix du vieux rocker résonnait dans le vide et certains spectateurs, sans doute était-ce l’effet stade de France, scandaient johnny, johnny, johnny Hallyday, comme en juillet 1998, on est, on est, on est en finale.

Il a fallu attendre que la nuit tombe sur Paris pour que la chaleur monte sur le stade. Diego, libre dans sa tête, derrière sa fenêtre, s’endort peut-être. Alors que le chanteur crie « je t’aime » à Michel Berger, son ami disparu, l’arêne s’embrase enfin.A cet instant (si vous y étiez, cela ne vous a pas échappé) les titres, soigneusement choisi dans 50 ans de répertoire, ne s’enchaînent plus que pour former un grand cri d’amour.

Chanson après chanson, l’homme pudique n’en finit plus d’ouvrir son coeur à tous ceux qu’il aime comme pour s’excuser de ne pas l’avoir fait assez durant toutes ces années. Chaque mot prend valeur de symbole.  » Oh Marie, j’attendrai qu’au ciel tu viennes me retrouver / Gabriel, dix ans de chaînes, c’était ma peine forçat de l’amour. » Et enfin, il s’adresse aussi à son public:  » Mon histoire te ressemble, dans ces chansons qui nous rassemblent, même si je pars, je ne te quitte pas. »

L’émotion est à son comble. Tout le monde pleure en écoutant ces adieux. De notre côté de l’écran, l’émotion aussi est palpable. Et l’on se demande comment notre johnny national va tenir durant les quelques mois que doit encore durer sa tournée, tant il semble se consumer sur scène. Tandis qu’il disparaît sous terre (encore un symbole?), par une trappe sur la scène, le vieux rocker a l’air bien fatigué.

Marie-Eve Gualbert