Auteur de « L’invention de Hugo Cabret » (éd. Bayard), Brian Selznick voit son oeuvre adaptée à l’écran par… Martin scorsese ! Rencontre avec un écrivain comblé.

Par Joséphine Lebard/Pèlerin

Qu’avez-vous pensé quand vous avez su que Scorsese allait porter votre livre à l’écran ? Un réalisateur comme Spielberg ne semblait-il pas plus légitime pour se glisser dans un univers enfantin ?

En disant cela, vous oubliez une chose. Martin Scorsese a toujours, dans sa filmographie, privilégié l’expérimentation. Il se renouvelle constamment ! Par exemple, après « Taxi Driver », film plutôt noir et violent, il enchaîne avec « New York, New York » qui est une comédie musicale.

Sincèrement, je n’aurais jamais pensé à lui pour porter mon livre à l’écran. Mais quand je l’ai su, je me suis dit « Mais bien sûr ! Cela ne peut être personne d’autre ! » Vous auriez du le voir, en train de manier la 3D. On aurait dit un gamin dans un magasin de bonbons !

D’où vient votre engouement pour Georges Méliès, un des personnages principaux de votre livre ?

Très jeune, j’ai vu « Le voyage dans la lune » dont je suis tombé instantanément amoureux. Pendant des années, j’ai eu envie d’écrire un livre sur Méliès sans bien savoir comment m’y attaquer.

Un jour, j’ai lu qu’alors que son studio périclitait, il avait détruit non seulement des films mais aussi des automates qu’il avait conçus. J’ai alors eu l’image d’un jeune garçon trouvant l’un de ces automates au milieu des ordures.

C’est l’acte de naissance de « L’invention de Hugo Cabret ». Mais pour en revenir à mon amour pour Méliès, j’aimerais vous confier une anecdote. En 2005, je me rends sur sa tombe, au Père-Lachaise, et j’y dépose un dessin reprenant une scène du « Voyage dans la lune ».

Dessus j’avais écrit : « A Georges Méliès, de la part d’un fan ». Il y a quelques jours, au salon du Livre de la jeunesse de Montreuil, je raconte cette histoire. A la fin de ma conférence, une dame vient me voir et me dit qu’elle a ce dessin. Il s’agit de Marie-Hélène, l’arrière-petite-fille de Méliès à qui cet hommage avait beaucoup plus, qui l’a repassé au carbone et encadré chez elle !

Dans votre livre, vous proposez un regard sur le Paris de 1931. Comment avez-vous travaillé pour reconstituer la capitale au début du siècle ?

J’ai fait plusieurs voyages ! Le premier, je me suis contenté de regarder autour de moi, de m’imprégner. Lors de ma deuxième venue, j’ai fait des photos d’endroits spécifiques, capitaux dans le déroulé de l’action. Par exemple, la gare où habite Hugo Cabret emprunte aussi bien à la gare du Nord qu’à la gare de l’Est.

En revanche, les horloges sont celles de la gare d’Orsay. J’ai aussi regardé beaucoup de films français. Notamment ceux de Jean Vigo comme « L’Atalante » ou « Zéro de Conduite ». J’ai aussi visionné les œuvres de René Clair. En fait, j’ai conçu mon livre comme un film.

J’ai commencé en écrivant le texte. Et, à chaque fois qu’il y avait de l’action, j’ai choisi de remplacer les mots par des dessins. Seuls les pensées et le cheminement intellectuel des personnages demeuraient à l’écrit. Je suis ainsi passé d’un texte de 100 pages à un livre de 530 pages ! Heureusement, mon éditeur m’a suivi !

Enfant, quels sont les livres et les films qui vous ont nourri ?

Le livre, c’est indéniablement la série des « Chapardeurs » de Mary Norton. Il s’agit d’une famille de très petits êtres qui habitent les maisons des humains. Plus jeune, je leur bâtissais des lits en espérant qu’ils viendraient s’installer chez moi.

Côté cinéma, j’avoue un faible pour le magicien d’Oz, produit par le cousin de mon grand-père, David O’ Selznick. Petit, je trouvais ça absolument génial de voir mon nom au générique des films !

Inteview vidéo de Brian Selznick.

A l’occasion de la Comédie du Livre de Montpellier en mai 2010, Emile (11 ans) a rencontré Brian Selznick et réalisé avec lui en anglais une interview sur les conditions d’écriture du roman et ses liens avec le projet d’adaptation cinématographique par Martin Scorsese.

La vidéo a été réalisée par Sabine Ternon dans le cadre de l’association Neosphere, association d’éducation par l’image regroupant une quinzaine de jeunes de 10 à 18 ans autour de projets de rencontres-interviews, reportages pour web télés et réalisation de courts-métrages

Source : Bayard éditions.


interview-brian-selznick par Bayard_Editions

Commentaires fermés Mercredi 14 décembre 2011


 

Nous avions adoré Rien ne s’oppose à la nuit roman sur sa mère Lucile, atteinte de folie bipolaire, suicidée à 61 ans. Nous en avons parlé avec Delphine de Vigan, étonnée et heureuse du succès public de son livre (couronné du prix du roman Fnac, du prix roman France Télévisions et du prix Renaudot des lycéens).

 

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Commentaires fermés Lundi 14 novembre 2011


Jusqu’à dimanche, le charmant théâtre des Déchargeurs, à Paris, accueille le Cuarteto Cedron, le groupe argentin mythique fondé en 1964. Sur la petite scène, Juan Cedrón, le chanteur (et fondateur) met en musique les textes de poètes argentins, sur des rythmes de tango et de milonga… « même si je n’ai jamais bien saisi les différences », s’amuse l’intéressé qui entre deux titres discute, en français (il a vécu 30 ans à Paris), avec le public.

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Commentaires fermés Vendredi 28 octobre 2011


L’écrivain, natif de Port-au-Prince, est l’une des figures de la société haïtienne. Il vient de publier « La belle amour humaine », aux Editions Actes Sud ; 176 p.

La quête d’identité d’une jeune femme qui se rend en Haïti sur les traces de son père pour tenter de comprendre qui il était.

Très engagé dans la reconstruction de sa ville depuis le séisme de 2010, il nous confie ses émotions et ses convictions.

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Commentaires fermés Mardi 27 septembre 2011


Ceux qui ont vu son film « Caramel », sorti en 2007, connaissent le visage de Nadine Labaki. Elle y jouait en effet le rôle de la patronne du salon de beauté « Si Belle », où des femmes de Beyrouth venaient partager leur joies et leurs angoisses.

Dans « Et maintenant on va où ?», la réalisatrice et actrice campe la tenancière de l’unique bistrot d’un village, dont les femmes, chrétiennes et musulmanes, tentent coûte que coûte de freiner les ardeurs belliqueuses de leurs maris.

Drôle et tendre, cette comédie, qui s’est taillé un joli succès au dernier festival de Cannes, transcende magnifiquement un sujet grave, dont l’actualité au Moyen-Orient résonne sans cesse.

Au début de l’été, Nadine Labaki, qui vit au Liban, était à Paris pour défendre son long métrage. Nous l’avons rencontrée.

Par Philippe Royer/Pèlerin

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Commentaires fermés Mardi 20 septembre 2011


Lauren devient religieuse à 21 ans. Un reportage de Toni Greaves dans Pèlerin cette semaine

Par Catherine Lalanne, rédactrice en chef, membre du jury du Prix Canon de la Femme Photojournaliste décerné par l’Association des Femmes Journalistes.

Un 23ème festival de photo reportage sous le signe du printemps arabe et la catastrophe de Fukushima … C’était à prévoir ! Logique, les prix suivent le mouvement et récompensent les reporters qui ont couvert les évènements qui ont fait trembler le monde ces derniers mois.

Le Visa d’or catégorie News du 23e festival Visa pour l’ Image a été décerné au photographe russe Youri Kozirefpour son travail sur « Les chemins de la révolution ». Spécialiste des conflits dans le monde, Youri Kozyrev a suivi les mouvements de contestation en Egypte, au Bahrein et en Libye. Et a ramené des clichés d’une force incroyable.

C’est un français, Olivier Jobard, qui a reçu le Visa d’or catégorie Magazine. Son reportage « Zarsis-Lampedusa, l’odyssée de l’espoir » met en scène l’exode des Tunisiens, à bord de chalutiers, vers les côtes italiennes. Le périple de la dernière chance !

Shiho Fukada a remporté le Visa d’Or Presse Quotidienne pour sa couverture des conséquences du tsunami sur les populations civiles dans la région de Fukushima. Des images bouleversantes du quotidien des japonais après le séisme.

Trois femmes formidables sont aussi à l’honneur cette année. Je tiens à leur rendre un hommage appuyé.

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Commentaires fermés Lundi 5 septembre 2011


Le « papa » de Kirikou revient au cinéma d’animation le 20 juillet avec un nouveau film, « Les contes de la nuit », réalisé à la manière de son charmant « Princes et princesses ». Un joli théâtre d’ombres qui bénéficie des progrès de la 3D.

Pèlerin : Vous aimez vous définir comme un sorcier. Qu’entendez-vous par là ?
Michel Ocelot : J’ai un pouvoir magique, celui de transformer une page blanche en histoire. Tout petit, déjà, j’adorais dessiner. Très jeune, déjà, j’avais créé mon propre théâtre de marionnettes. Vers 12 ou 13 ans, je fabriquais aussi des dessins animés, que mon père projetait avec son appareil à diapositives. J’use de mon pouvoir magique pour faire du bien aux enfants et aux adultes et, je ne m’en cache pas, pour leur transmettre des messages.

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Commentaires fermés Mercredi 20 juillet 2011


« Omar m’a tuer » : cette phrase reste à jamais associée à l’un des faits divers les plus marquants des années 1990. Roschdy Zem en a fait le titre de son film qui transpose l’affaire au grand écran. En salles le 22 juin.

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Commentaires fermés Mercredi 22 juin 2011


Le documentaire Le mystère des centenaires sera diffusé le 12 juin, à 22h55, sur France 3. Comment vit-on lorsqu’on a cent ans ? Que sait-on réellement d’eux ? Quel regard portent-ils sur le monde actuel ? Le réalisateur Emmanuel Roblin s’est intéressé à ce sujet en partant à la rencontre de plusieurs centenaires en France, au Japon, aux États-Unis et en Sardaigne. Interview.

Photo : Odette Dallas, 102 ans avec sa fille.

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Commentaires fermés Vendredi 10 juin 2011


Une fois n’est pas coutume, le jury, présidé par l’acteur Robert de Niro, a bien fait son travail, si l’on ose dire, en récompensant des œuvres incontestables que le public aura plaisir à découvrir.

Comme attendu … et souhaité, « L’arbre de vie »,  de Terrence Malick, a décroché la Palme d’Or. C’est une chance et une rareté pour la récompense suprême : le public a pu commencer à en goûter la splendeur avant la fin du Festival, l’œuvre étant sortie mercredi dernier. Seul regret, que le réalisateur ne soit pas venu chercher lui-même sa Palme, alimentant cette légende, un peu lassante, du génie invisible …

Pour le reste du palmarès, le jury n’avait que l’embarras du choix, ce que Robert de Niro a indiqué d’entrée, en début de cérémonie. Ce cru 2011 a été en effet assez exceptionnel, reflétant le regain d’inspiration du 7eme art. Avec des films « de cinéma », pleins de sensibilités et de parti pris esthétiques. Dans des genres les plus variés, quoique la forme du conte prenne le pas sur cette veine hyper-réaliste qui a longtemps fait florès. En un sens, c’est tant mieux.

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Commentaires fermés Lundi 23 mai 2011


A quelques heures du palmarès, dévoilé aujourd’hui à partir de 19h15,  en direct et en clair sur Canal+, je me risque à vous livrer mes pronostics. En toute subjectivité.

Palme d’or :
« L’arbre de vie », de l’Américain Terrence Malick.
Pour sa dimension métaphysique et la splendeur de sa réalisation.

Grand prix :
« Le Havre », du Finlandais Aki Kaurismäki.
Pour son originalité et sa grande humanité.

Prix du jury :
« Habemus Papam », de l’Italien Nanni Moretti.
Un regard étonnant et bienveillant sur l’élection d’un pape.

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Commentaires fermés Dimanche 22 mai 2011


« This must be the place », de l’Italien Paolo Sorrentino s’est vu décerner le Prix du jury œcuménique. Un choix plus inattendu que ne l’aurait été la fresque de Terrence Malick, « L’arbre de vie », ou « Habemus Papam », de Nanni Moretti, mais pour un film d’une qualité et d’une originalité incontestables.

Le jury l’a justifié ainsi :

« A travers Cheyenne, rockstar déchue et douloureuse, Paolo Sorrentino donne à suivre le voyage intérieur et l’odyssée d’un homme à la recherche de ses racines juives, de la maturité, de la réconciliation et de l’espérance. Drame classique d’une grande richesse et d’une esthétique recherchée, le film ouvre avec grâce des pistes de réflexion graves ».

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Commentaires fermés Samedi 21 mai 2011


Le Festival touche à sa fin. Aujourd’hui, samedi, les premiers prix vont commencer à tomber (avant le palmarès final, demain soir). Et il y en a des prix ! Presse internationale, France-Cultures, Société des auteurs compositeurs et dramaturges, Prix de la Cinéfondation.  Prix de ceci et prix de cela, sous l’étendard de telle ou telle marque… Et prix du Jury œcuménique, cet après-midi, dont nous vous informerons.

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Commentaires fermés Samedi 21 mai 2011


Un président français en exercice incarné au cinéma ! C’est une première. Depuis le 18 mai sur la Croisette et dans les salles, «La conquête» de Xavier Durringer met en scène la marche de Nicolas Sarkozy vers l’Elysée. Sous les traits de Denis Podalydès (à gauche sur la photo).

« Même si quantité de séquences sont tirées de la réalité, j’ai incarné un Nicolas Sarkozy de fiction, à partir d’un scénario. » L’acteur Denis Podalydès tient d’entrée à faire le distinguo. Il n’empêche, le mimétisme est stupéfiant. Podalydès restitue à la perfection le phrasé et les gestes du président de la République.

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Commentaires fermés Jeudi 19 mai 2011


Deux présidents de la République, coup sur coup, sur les écrans de Cannes. Le premier est vrai : Nicolas Sarkozy, dans « La conquête ». Un film de Xavier Durringer, sur la marche impétueuse de l’ancien maire de Neuilly, de 2002 jusqu’à son élection à la fonction suprême, en 2007. Le second est une pure invention, née dans l’esprit fécond et sensible du cinéaste Alain Cavalier, qui l’interprète lui-même.

Si « La conquête » a été normalement applaudi, comme le sont ici les films réussis, « Pater », d’Alain Cavalier a été accueilli, hier, par un « standing ovation » d’un quart d’heure. Ce qui arrive très rarement à Cannes. Alain Cavalier et Vincent Lindon, son acteur, en avaient les larmes aux yeux. Il y avait de quoi !

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Commentaires fermés Jeudi 19 mai 2011


C’est le même constat chaque année. A passer de projection en projection, le temps et les films filent plus vite que le blog Pèlerin ne se remplit.

Voici donc, en guise de modeste rattrapage, quelques considérations sur les œuvres dont vous avez sans doute déjà entendu parler, à la télévision ou à la radio, mais sans savoir ce que votre serviteur en pense.

Gros coup de cœur pour « The artist » (en compétition), de Michel Hazanavicius, l’auteur des deux aventures de « OSS 117 ». Prince du pastiche, le cinéaste réussit là le tour de force de réaliser un film muet, en noir et blanc, tel qu’on les tournait avant l’arrivée du parlant, au tout début des années 1930. C’est ce que raconte ce long métrage, absolument délicieux : la ruine et le déchéance d’une star du muet, que les studios, avides de nouveaux visages et de voix, abandonnent au bord de la route. Les acteurs Jean Dujardin et Bérénice Bejo y sont grandioses. Sortie annoncée pour le 19 octobre.

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Commentaires fermés Mardi 17 mai 2011


Un « Festival de silence » à Cannes … Il fallait oser, en regard du festival de cinéma, l’événement le plus médiatisé au monde après les Jeux Olympiques, et partant le plus bruyant ! C ‘est un réalisateur de documentaires religieux, Yvon Bertorello, qui en a eu l’idée il y a trois ans. Mais elle se concrétise seulement cette année.

Sous une double forme : une exposition sur le symbole de la palme, réservé jadis des martyrs chrétiens, à l’intérieur de l’église Notre-Dame du voyage, sise en face du Palais des festivals. Elle est ouverte jusqu’au 30 mai.

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Commentaires fermés Mardi 17 mai 2011


Vrai moment de cinéma, ce matin, avec « The Tree of life » ( « L’arbre de vie »), présenté en compétition. Son auteur, l’Américain Terrence Malick a composé un bluffant poème visuel, liant la destinée d’un être humain … et la marche de l’univers. Pas moins !

Le récit, chaotique dans la première demi-heure, comme la création de la Terre à laquelle l’œuvre se réfère abondamment, se précise au fil de la réalisation.

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Commentaires fermés Lundi 16 mai 2011


Cette année, le Jury du prix œcuménique, 37e du nom, est composé de six membres, protestants et catholiques, venus d’Argentine, de Suisse, de Suède, d’Italie et de France. Tous assistent aux projections des films en compétition, avant de remettre leur prix, l’un des premiers décernés, le samedi 21 mai.

En 2010, le Jury l’a attribué au film Des hommes et des dieux , de Xavier Beauvois. Les années précédentes, à Looking for Eric, de Ken Loach, Babel, de Alejandro Inarritu, ou à Caché, de Michael Haneke.

(Photo six membres du jury œcuménique de gauche à droite : Françoise Lods, Daniel Grivel, Christiane Hofmann, Martin Ernesto Bernal Alonso, Gianluca Arnone, Mikaël Mogren)

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Commentaires fermés Lundi 16 mai 2011


Moment de bonheur, hier, à la projection des « Neiges du Kilimandjaro ». Le nouveau film de Robert Guédiguian était présenté dans la section officielle « Un certain regard ».

C’est un « Marius et Jeannette », deux décennies après l’original, qui avait sorti le réalisateur marseillais, ancien compagnon de route du Parti communiste, de la confidentialité et du cinéma purement militant.

 

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Commentaires fermés Dimanche 15 mai 2011


Les enfants ne sont pas à la fête dans la programmation cannoise. Jeudi, on a déjà pu en juger dans le film « Polisse » (police, en écriture enfantine), réalisé par Maïwenn. C’est l’un des quatre films français en lice pour une Palme.

La réalisatrice (« Pardonnez-moi », « Le bal des actrices ») a reconstitué le quotidien de la Brigade de Protection des Mineurs, la BPM, à Paris. Celle qui traque les pédophiles, ou les parents maltraitants.

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Commentaires fermés Dimanche 15 mai 2011



Jeanne captive – Prochainement au cinéma

Pour ce samedi soir, le Festival de Cannes a semé la « fièvre ». Les badauds vont se bousculer au pied des marches pour assister à leur montée par deux des acteurs les plus glamour de cette édition : Johnny Depp et Penelope Cruz !

Ce matin, la presse a pu se régaler du quatrième volet des aventures (en 3D) de « Pirates de Caraïbes », « La fontaine de jouvence », présenté hors compétition, avant sa sortie en salles mercredi prochain, le 18 mai. La formule parvient à peu près à se renouveler. De diaboliques sirènes ont remplacé les armées de squelettes des précédents épisodes. Mais les morceaux de bravoure, souvent drôles, ne gomment pas la relative faiblesse des transitions, et une impression de déjà-vu. Dont un emprunt criant à « La ruée vers l’or », de Chaplin : l’épisode de la maison en équilibre au bord d’une falaise.

Avant et après le samedi soir, Cannes, c’est tout autre chose. Hier, Jeanne d’Arc a hanté la salle de la Quinzaine des réalisateurs. Dans « Jeanne Captive », Philippe Ramos revient sur les derniers mois de la Pucelle. De sa captivité dans le château de Jean de Luxembourg, qui la livre au Anglais, jusqu’au lendemain de sa mort sur le bûcher.

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Commentaires fermés Samedi 14 mai 2011


Nanni Moretti et Michel Piccoli à Cannes © AFP/François Guillot

« Un pape double : d’angoisse et de bonheur de croire en Dieu ». Ainsi, Michel Piccoli a t-il résumé, vendredi matin, le personnage qu’il interprète dans le film « Habemus Papam ,», présenté ce jour en compétition.

Le talent que l’acteur y  déploie, tout de sobriété et de grâce, mérite effectivement une place dans le palmarès final, comme l’espère aussi Maurizio Turrioni, critique cinéma à « Famiglia cristiana »

L’œuvre de Nanni Moretti a été applaudie, à l’issue de la projection réservée à la presse, en début de matinée. Pour qui connaît les usages cannois, les mines ravies de la plupart des journalistes qui en sortaient, et la qualité des échanges ensuite entre une salle comble, le cinéaste et  son équipe, en disait déjà long sur la bonne réception d’ « Habemus Papam ».

Générosité, tendresse… Nanni Moretti offre, dans ce film, un regard bienveillant sur le Vatican. Bienveillant et plein d’humour. Ainsi, le cinéaste n’hésite pas à  transformer une cour intérieure en terrain de volley-ball, où les cardinaux disputent une compétition « inter continents », en attendant que le nouveau pape, élu à l’issue de leur conclave, sorte de son mutisme et se décide à endosser la charge. C’est iconoclaste, mais sans méchanceté.

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Commentaires fermés Vendredi 13 mai 2011


Sujet audacieux que celui d’un pape tout juste élu et frappé par le doute.Va-t-il se présenter aux fidèles place Saint-Pierre ? En sélection officielle, le nouveau film du cinéaste italien Nanni Moretti, Habemus Papam, a divisé la communauté catholique, lors de sa sortie italienne, le 15 avril.

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Commentaires fermés Jeudi 12 mai 2011


« Je déclare ouvert le 64e Festival de Cannes… »

Mercredi 11 mai au soir, l’actrice Mélanie Laurent donnera le clap, avant la projection hors compétition de Midnight in Paris, le dernier opus de Woody Allen, d’ores et déjà dans les salles avec une certaine Carla Bruni…

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Commentaires fermés Mercredi 11 mai 2011


Participante de la Star Academy, Sofia Essaïdi a su habilement négocier le virage souvent fatal de l’après télé-réalité. A 26 ans, elle s’impose sur les écrans dans « Aïcha », téléfilm de Yamina Benguigui.

Après un premier épisode, succès historique de France 2, « Aïcha » revient mercredi 2 mars à 20h35 pour une nouvelle aventure dans le monde du travail.

La dernière fois que vous avez ri ?
Mauvaise question ! Je ris tout le temps, c’est ma marque de fabrique. J’aurais donc du mal à déterminer quand était la dernière fois !

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Hier sur le tournage du troisième épisode d’Aïcha. Je tournais une scène avec ma partenaire Shemss Audat,. Elle a si bien joué que les larmes ont coulé. Je suis une vraie éponge qui reçoit en plein cœur les émotions, les sentiments. Cela serait reposant de prendre un peu de recul !

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Commentaires fermés Mercredi 2 mars 2011


Elle reçoit au bar de l’hôtel où elle écrit habituellement. Mais son autre « bureau » se situe… dans un salon de coiffure non loin de cet établissement cossu. C’est là, entre autre, que la réalisatrice Yamina Benguigui a élaboré l’histoire d’ « Aïcha », une jeune Française d’origine algérienne, issue de la banlieue. Après un premier épisode, succès historique de France 2, « Aïcha » revient mercredi 2 mars à 20h35 pour une nouvelle aventure dans le monde du travail. Rencontre avec la « maman » de cette héroïne terriblement attachante.

Pouvez-vous nous raconter la naissance du personnage d’Aïcha ?
Quand j’ai réalisé mon premier long-métrage « Inch’ Allah dimanche », la productrice Dominique Lancelot m’a proposé de travailler autour d’un personnage de femme, dans le cadre d’une série télévisée. Après réflexion, j’ai pensé aux jeunes filles rencontrées lors de mes documentaires. A mon époque, l’enjeu pour les jeunes Maghrébines était de sortir du carcan familial. Pour les filles d’aujourd’hui, il s’agit de s’éloigner d’un autre carcan : celui de la cité. Un défi d’ailleurs compliqué…

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Commentaires fermés Vendredi 18 février 2011


Un piano, trois comédiens et quelques figurines-marionnettes. C’est avec minimalisme que se déroulent les contes-spectacles de Pierre Notte mis en scène par Sylvain Maurice. L’auteur et le metteur en scène misent donc sur l’imaginaire du public – enfants et adultes, car malgré un dispositif très simple, le propos est assez subversif pour tous les séduire – comme partenaire de jeu.

Toute mièvrerie est ici évitée, grâce au dynamitage des codes et des repères traditionnels du genre : la princesse tête à claques finit par préférer un crapaud au prince charmant, le loup se fait dévorer par un enfant, le chat philosophe contre le pouvoir policier, la Reine (Marie-Antoinette) tricote pendant que Louis XVI palabre lâchement avec un lapin échappé d’Alice au pays des merveilles, la Fée « marraine » avale sa filleule… avant d’être contrainte de la « rendre », comme disent les enfants…

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Commentaires fermés Vendredi 4 février 2011


« C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup »Cette rencontre avec Bruce Toussaint pourrait être placée sous les auspices des paroles de cette chanson de Michel Berger. En effet, à peine la rencontre a-t-elle débuté que le portable du journaliste se met à sonner. Et là se passe une chose proprement incroyable : Bruce Toussaint éteint l’appareil sans même regarder le nom qui s’affiche sur son écran. Alors oui, c’est un détail, mais qui en dit long sur l’homme. Car chez les personnalités, le portable peut se considérer comme une sorte d’organe vital qui prolonge l’oreille. Visiblement, Bruce Toussaint ne souffre pas de cette pathologie.

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Commentaires fermés Mercredi 5 janvier 2011


Jean Dutourd demeure, pour moi, le plus populaire des académiciens. Je le connais depuis toute jeune, l’écoutant sur les ondes de RTL, dans l’émission Les grosses têtes. Son savoir encyclopédique faisait de lui le champion toute catégorie parmi les  joyeux drilles invités par Philippe Bouvard.

« Faisait », car depuis 2008, le sage a arrêté ses interventions quotidiennes dans l’émission, sans pour autant se faire oublier de la sphère publique.

En effet, son éditeur Flammarion réédite Portraits de femmes, sorti en 1991. Au fait, faut-il voir dans ce roman quelques inspirations autobiographiques bien senties ? Au lecteur d’en juger…

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Commentaires fermés Lundi 22 novembre 2010