« Le mystère des centenaires », un documentaire sur leur quotidien

Le documentaire Le mystère des centenaires sera diffusé le 12 juin, à 22h55, sur France 3. Comment vit-on lorsqu’on a cent ans ? Que sait-on réellement d’eux ? Quel regard portent-ils sur le monde actuel ? Le réalisateur Emmanuel Roblin s’est intéressé à ce sujet en partant à la rencontre de plusieurs centenaires en France, au Japon, aux États-Unis et en Sardaigne. Interview.

Photo : Odette Dallas, 102 ans avec sa fille.

Pèlerin : Pourquoi vous êtes vous intéressé aux centenaires dans votre documentaire ?
Emmanuel Roblin : Il y a eu un centenaire dans ma famille. Le grand-père de ma femme a vécu jusqu’à 101 ans. Il nous racontait toujours des histoires fascinantes. Des histoires qui s’étaient parfois passées 80 ou 90 ans plus tôt ! Il se souvenait par exemple avoir assisté à un meeting aérien au Bourget, au tout début du siècle. L’avion avait peiné à décoller, s’était élevé sur quelques mètres et était retombé à terre.

Il nous parlait aussi de l’arrivée de la première télé, de la première radio, du progrès technique. De ses récits est né un questionnement. Comment ces centenaires vivent-ils dans notre monde ? Comment s’adaptent-ils à la modernité ? Comment gère t-on les pépins quotidiens lorsque l’on a 100 ans ? A-t-on envie de vivre ? Pour nous, tout est simple, mais pour eux ?

Vous êtes partis en Sardaigne, aux États-Unis et au Japon. Qu’est ce qui vous a poussé à partir aux 4 coins du monde ?
Dans ces pays, les études scientifiques menées sur les centenaires sont plus nombreuses qu’en France. Dans notre pays, on se pose moins la question de savoir qu’est ce qui sur le plan de la génétique ou de l’environnement favorise cette longévité. Je voulais avoir des regards de chercheurs et de scientifiques sur des cas un peu à part.
Au Japon par exemple, la longévité exceptionnelle établie à Okinawa pose questions.

C’est aussi le pays où l’on vit le plus vieux au monde. En Sardaigne, je voulais percer un petit mystère : dans ces régions montagneuses, il y a beaucoup de centenaires, en majorité des hommes alors que la plupart des centenaires sont des femmes. Enfin, le cas des américains était intéressant car ça ne va pas fort aux États-Unis du point de vue de la santé et de l’espérance de vie. Pourtant en suivant les préceptes de leur Église, ce groupe d’adventistes du 7e jour vivent plus longtemps que les autres.

Un des enjeux majeurs du vieillissement est la question du financement des retraites, cette problématique n’est pas abordée dans votre documentaire. Pourquoi ce choix ?
Je voulais m’intéresser à qui étaient ces gens-là et à ce qu’ils vivaient et ressentaient au quotidien. Je ne souhaitais pas entrer dans de longues digressions sur l’aspect économique même si aujourd’hui ce débat est central dans notre société. Je pense que les informations apportées dans le documentaire permettent de comprendre comment chacun subvient à ses besoins.

► Découvrez le résumé du documentaire Le mystère des centenaires.

Sarah Petitbon  -  Photo © Norbert Balit / Adamis Production

10/06/2011

Comments are closed.