Tapie, nouveau Robin des bois?

(photo : videocrab)

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C’était hier soir, au journal de 20 heures de TF1. Dans les titres, outre les suites du crash de l’Airbus d’Air France Rio/Paris, et le verdict du procès de Véronique Courjault, Laurence Ferrari annonce la présence de Bernard Tapie pour commenter son acquisition de 1% du capital du Club Méditerranée. Les sujets du jour démarrent avec leurs reportages. Puis Laurence Ferrari, par ailleurs personnellement investie auprès de SOS Villages d’enfants, évoque le cas du petit Idriss, venu d’Afrique grâce à l’une de ces associations qui permet à de jeunes étrangers issus de pays en difficultés de venir se faire opérer dans l’Hexagone.

Le garçon, actuellement dans une famille d’accueil, souffre d’une malformation du visage. Mais l’intervention, déjà programmée, ne peut avoir lieu faute de financement. La journaliste fait un appel aux dons et là, immédiatement, on se dit que Bernard Tapie devrait faire quelque chose. Ce qui est formidable avec lui, c’est que l’on n’est jamais déçu. Après avoir répondu aux questions sur le Club Med, il termine son intervention en assurant qu’il ne peut évidemment laisser Idriss dans l’état où il se trouve et qu’il va faire en sorte que l’opération puisse avoir lieu. On comprend alors pourquoi cet homme, qui a purgé une peine de prison pour escroquerie, n’entame jamais son capital sympathie. Comédien qui fait  penser à ces valets roublards de Molière, il est le roi de la pirouette. Mais grand seigneur.

Marie-Eve Gualbert